Bon c'est partie, je me dévoile: (lis cet article si tu as du temps à tuer ou bien avant de te coucher... genre la petite histoire!)

                         Premièremement, ce qui est drôle ici, loin de notre fief c'est qu'on pousse et sollicite la mémoire tous les jours. Je suis quelqu'un de sensible aux choses, aux sentiments. Ici, à quelques milliers de kilomètres des gens que j'aime, les moindres choses me font penser à des souvenirs. Idem avec Sélim, des petits endroits que l'on a découvert chez nous (en métropôle of course). Exemple bête: on s'est arrété manger une glace: On s'est souvenu que nous n' en avons jamais mangé de meilleures qu'à l' Ile S/ Sorgue. Aujourd'hui nous pensions à la Corse. En effet, quand nous sommes dans des eaux cristallines entourés de fôrets et montagnes (morne ici) tropicales on fait vite la comparaison! C'était bien la Corse! Merci maman merci papa. (Une pensée à Mamie et Papi).

 

                         Puis, je sais que dans quelques jours, peut être quelques semaines, je vais passé une sale période. Je le sens. Pour l'instant tout va bien, mais je commence à me connaître... Dans l'article précédent je t'ai dis que j'avais commencé la lecture de ce fameux livre : 547 jours . On parle de la vie d'un otage. Il y a un passage qui m'a fait TILT: " Le corps est allongé mais l'esprit vagabonde. Je rêve de marcher, de courir, de travailler, de lire, d'écouter la musique, de boire un café au comptoir d'un bar, je rêve de vivre tout simplement". Que se soit claire: AUCUNE COMPARAISON avec ma vie.

Mais du coup, cela me fait pensé à ma facette ambivalante, un côté qui se demande : Pourquoi suis je partie ? j'avais tout, tout pour être heureuse dans mon village. Mais il y a l'autre côté où je réponds de façon enthousiaste :  VIT!!!!! Vit ta vie, vit tous tes rêves avant que tu ne le regrettes! (dédicace à Camille, amie depuis bien longtemps!). Ce livre me fait réflechir sur la vie simplement, il me fait du bien.

En tout cas si j'étais journaliste pour faire la promo du livre genre L. Ruquier dans l'émission "On n'est pas couchés" j'aurai lu cette citation (comme ils font tout le temps en se donnant l'air intélligent). Mais il y a tellement d'autres passages existentiels... D'ailleurs, autres moments de questionnement :  Lorsqu'il fallait réviser la PHILOSOPHIE pour mon BAC Littéraire; le soir, une clope aux becs de 3 nanas (maman, Corinne et moi); nous discutions jusque tard dans la nuit. Merci à Kant, Freud, Descartes et à leurs façons de voir la vie. Débats, biensûr, mais également intimité assurée! C'était génial.

Evidemment, je ne suis pas otage (cf le livre) et je suis vraiment heureuse de vivre tous ces décors que nous offre la Martinique. Les éclats de rires des habitants dans les cafés, leurs joies de vivre si communicatives. Vivement que je travaille pour connaître un peu mieux le pourquoi de leur enthousiasme (bon ok pas tous... Y a des cons partout). Le proprio par exemple, est vraiment un homme ouvert comme on les aime. Un peu macho je pense (il ne parle qu'en regardant Sélim... Et ça a le don de  M'ENERVER!!!!!). Pourtant il est prévenant avec moi.

                       Autrement, Ici, on a pas le choix :  il faut être TOLERANT, mais plus dans le fond!  Pas parce que les gens sont ci ou ça mais parce que c'est différent, ILS sont différents !  Pour tout... Par leur histoire: l'esclavage, par leur langue, par leur manière de vivre (à la débrouille). C'est une sorte de mise à plat avec moi même et le monde qui m'entoure.  Du coup, je pense souvent  à cette chanson de L. Voulzy : "Le soleil donne, la même couleur aux gens" . http://www.youtube.com/watch?v=2AyEFS7SlY0 faisant référence au racisme, à l'égalité et compagnie....

Ce soir, c'est notre grand soir, on fête nos 5 ans (une pensée à Pello et Aurélie ainsi que Lolo et Corentin!). On a réservé au resto : PIGNON SUR MER, paraît qu'il y a des langoustes ! Finalement on ne fait pas d'activité touristique, c'est ça de s'y prendre tard! C'est pas grave, on est ensemble c'est l'essentiel.

                      Pour conclure cette introspection, comment ne pas parler de mon chéri, car en effet, ces quelques années font partie de moi. Merci Sélim d'être là prêt de moi depuis 5 ans, toujours présent, tu es formidable.

bis